Home sitting à Paris : qui garde vraiment votre logement ?
Retraités d’agences, particuliers de plateformes ou couple en télétravail : ce que « home sitting » recouvre à Paris, et le critère qui départage vraiment.
« Home sitting » veut dire qu’une personne s’installe chez vous pendant votre absence, pour veiller sur le logement et sur les animaux qui y vivent. Le mot ne dit rien du seul élément qui compte vraiment : le nombre d’heures que cette personne passe réellement sur place. Un gardien peut dormir chez vous et repartir à 8 h. Un autre peut passer une demi-heure le matin et une demi-heure le soir. Un troisième peut y vivre et y travailler du lundi au vendredi. Ces trois situations portent le même nom et ne valent pas la même chose pour un chat de 20 ans, pour un chien qui ne tient pas seul une journée entière, ou pour un appartement vide en août. Nous sommes Leisan et Vincent, un couple en télétravail. Nous gardons vos animaux chez vous, nous y dormons chaque nuit réservée et nous y travaillons la journée. Voici comment comparer les profils disponibles à Paris sur ce critère plutôt que sur le tarif affiché.
Ce que « home sitting » veut dire, et ce que ça ne veut pas dire
Le terme vient de l’anglais et circule à Paris avec deux voisins qu’on confond en permanence. Le house sitting désigne d’abord la garde du logement : on s’occupe de la maison, les animaux viennent avec. Le pet sitting désigne la garde de l’animal, chez vous, chez le sitter ou par visites, avec ou sans nuit. Le home sitting se situe entre les deux et change de sens selon qui l’emploie. Certaines agences appellent home sitting le gardiennage d’une résidence vide, plantes et courrier compris, sans un seul animal. Des plateformes d’échange appellent home sitting le fait de loger gratuitement quelqu’un qui s’occupe de vos chats. Nous appelons home sitting le fait d’habiter chez vous pour vos animaux.
Aucune de ces définitions n’est fausse. Le problème commence quand vous comparez deux annonces qui emploient le même mot pour deux réalités différentes. Le home sitting sans animaux existe : présence dans le logement, courrier relevé, plantes arrosées, appartement aéré. Le home sitting avec animaux ajoute une routine quotidienne, des repas à heure fixe, une litière, des sorties, parfois des traitements prescrits. Le second demande beaucoup plus de temps sur place que le premier, et c’est pour cette raison que la question des heures se pose avant celle du prix. Pour la vue d’ensemble des modèles économiques, l’article house sitting à Paris détaille l’échange, l’abonnement et la prestation payante.
Le mot ne dit rien non plus de la sélection, de l’expérience ou de la méthode du gardien. Ce sont des questions à poser, pas des promesses à lire.
Qui fait du home sitting à Paris
Trois familles de profils se partagent le marché parisien. Elles ne visent ni les mêmes absences ni les mêmes foyers.
Les gardiens retraités des agences spécialisées
C’est le modèle historique. Homesitting-Homesitter revendique plus de 37 ans d’activité avec des gardiens retraités, et Goldenday positionne également des gardiens seniors. L’idée tient en une phrase : une personne sans contrainte d’horaires de bureau s’installe chez vous, souvent pour de longues périodes, et le logement reste habité. Sur le papier, c’est le profil le plus disponible en journée.
Les questions à poser sont simples. Le gardien reste-t-il dans le logement la journée ou seulement la nuit ? Accepte-t-il les animaux, et lesquels ? Quelle est exactement la contrepartie financière, et qui la reçoit ? Demandez la réponse par écrit avant de vous engager.
Les particuliers des plateformes
Deux mécaniques très différentes se cachent derrière ce mot.
Les plateformes d’échange fonctionnent au troc : le sitter est logé, vous ne payez pas sa prestation. TrustedHousesitters repose sur un abonnement annuel et le sitter n’y facture pas la garde. Nomador fonctionne aussi par abonnement, avec une formule Découverte annoncée autour de 79 € par an ou 29 € pour trois mois. PartirTranquille repose sur le même principe : le home sitter est hébergé, sans contrepartie financière. Nous connaissons ce modèle de l’intérieur, puisque nos 39 avis vérifiés sont publiés sur TrustedHousesitters et Nomador.
Les plateformes payantes vendent une prestation à la nuit ou à la visite. Chiffres relevés en septembre 2026 : Rover annonce une moyenne de 25 € par nuit à Paris pour la garde à domicile, situe la garde de chat entre 18 et 26 € la nuit et la garde à domicile entre 20 et 33 € la nuit, et chiffre une visite de 30 minutes autour de 13 € à Paris. Pawshake affiche « à partir de 25 € la nuit ». Yoopies affiche « dès 11 €/h ». Tobalgo situe le pet-sitting français entre 15 et 45 € la prestation. Cat in a Flat, Animaute, AlloVoisins, Ringtwice, Blooming Pets, Lulu dans ma rue, GoPetSit et Mon Chat Serein sont également présents sur Paris.
Dans les deux cas, la personne qui vient chez vous est un particulier avec sa propre vie : un emploi, des cours, d’autres gardes, un voyage à poursuivre. Sa présence en journée dépend d’elle, pas de la plateforme.
Les duos ou couples dédiés
Deux personnes pour un logement. L’intérêt tient en une phrase : quand l’un sort, l’autre reste. Pour un foyer chargé, cela fait quatre mains au lieu de deux ; notre garde la plus dense a réuni cinq chats et trois chiens à Hua Hin, en Thaïlande. La limite est symétrique : un duo, c’est un seul agenda, et il se remplit vite.
| Profil | Présence de nuit | Présence en journée | Durée acceptée | Contrepartie financière | Animaux acceptés |
|---|---|---|---|---|---|
| Gardiens retraités d’agences (Homesitting-Homesitter, Goldenday) | oui, le gardien s’installe dans le logement | à demander par écrit | positionnement sur les longues absences | à demander à l’agence | à demander |
| Particuliers des plateformes d’échange (TrustedHousesitters, Nomador, PartirTranquille) | oui, le sitter est hébergé | variable selon le sitter | fixée par l’annonce | aucune sur la prestation, abonnement côté plateforme (Nomador : environ 79 € par an ou 29 € pour 3 mois) | ceux annoncés dans l’annonce |
| Particuliers des plateformes payantes (Rover, Pawshake, Yoopies) | selon la formule choisie | souvent des passages plutôt qu’une présence | à la nuit ou à la visite | Rover : 25 € par nuit en moyenne à Paris ; Pawshake : dès 25 € la nuit ; Yoopies : dès 11 €/h (relevés en septembre 2026) | selon le sitter |
| Duo dédié en télétravail (nous) | chaque nuit réservée | la majorité de la journée, en travaillant | jusqu’à cinq semaines réalisées (Montmorency, 31 décembre 2025 au 6 février 2026) | offres chats selon la durée, suppléments payants | chats, chiens, lapins, poules, axolotls, grenouilles, phalangers volants |
La présence en journée, le critère qui départage
Posez la question autrement : sur vingt-quatre heures, combien d’heures quelqu’un est-il réellement dans votre logement ?
Deux visites de trente minutes, cela fait une heure sur vingt-quatre. Une présence de nuit seule, selon l’horaire convenu, représente une dizaine d’heures dont l’essentiel se passe à dormir. Un gardien qui vit et travaille sur place couvre la journée et la nuit. Le mot « home sitting » recouvre ces trois lignes sans les distinguer, et c’est exactement là que se joue l’écart entre deux offres qui se ressemblent.
Cette arithmétique compte pour deux raisons.
La première, c’est la détection. Sur plus de cinquante gardes, trois ont nécessité un passage chez le vétérinaire : un chien avec un hot spot, un chat qui n’allait plus à la litière, une visite de contrôle après une opération antérieure à la garde. Un chat qui cesse d’utiliser sa litière ne prévient personne. On le remarque parce qu’on est là, et parce que le propriétaire a écrit ce qui est normal chez lui. Nous ne sommes pas vétérinaires : nous observons, nous prévenons tout de suite, vous décidez, et nous appelons le vétérinaire que vous avez choisi. Le protocole complet tient dans le plan d’urgence vétérinaire.
La seconde, c’est le rythme. Un animal habitué à un foyer occupé vit autrement quand le logement reste vide vingt-trois heures sur vingt-quatre.
Voici la limite honnête de notre formule : nous travaillons. Nous sommes dans le logement, pas disponibles en continu. Un chien qui réclame trois heures d’activité par jour ne les aura pas entre 9 h et 18 h. Il aura ses sorties, de la compagnie, une maison habitée et des créneaux de jeu autour des réunions. Être présent ne veut pas dire animer en permanence. Si votre animal demande une attention constante, dites-le pendant la rencontre : c’est le moment de vérifier que la formule correspond, pas après la réservation.
Une seule question suffit à départager la plupart des candidatures : « Combien d’heures par jour serez-vous dans le logement, et à quels moments ? » Notez la réponse dans la fiche de consignes et vérifiez-la pendant la rencontre préalable. Les autres critères de sélection sont détaillés dans notre guide pour choisir un pet sitter à Paris.
Au-delà de deux semaines, tout change
Une absence d’une semaine se gère avec presque n’importe quelle formule. Au-delà de deux semaines, trois choses basculent.
Le logement redevient un lieu de vie. Il faut sortir les poubelles, relever le courrier, arroser les plantes, remplacer la litière, aérer, entretenir, et rendre l’appartement dans l’état où on l’a trouvé. Un passage quotidien de trente minutes ne fait pas ce travail. Notre guide pour préparer l’appartement liste ce qui doit être prévu avant le départ.
De 1 à 7 nuits, toute garde est payante, avec un minimum de 50 € par séjour. Offre spéciale : un chat offert dès 8 nuits, jusqu’à deux chats offerts dès 15 nuits, pour les séjours de 180 nuits maximum. Les chats supplémentaires, autres animaux et traitements particuliers restent payants. Remise de 15 % dès 30 nuits, puis de 20 % dès 91 nuits, sans cumul. Au-delà de 180 nuits, un devis et un contact préalable sont obligatoires.
La disponibilité devient le vrai goulot. Les longues gardes se réservent tôt, et un candidat qui accepte cinq semaines est plus rare qu’un candidat qui accepte cinq nuits. Nous en avons fait : cinq semaines à Montmorency, du 31 décembre 2025 au 6 février 2026, trois séjours à Villennes-sur-Seine entre octobre 2025 et avril 2026, une garde à Médan en mars 2026. Demandez à tout candidat sa date de départ réelle, surtout s’il voyage : une garde longue ne supporte pas un agenda flou. De notre côté, en cas d’annulation, nous demandons d’être prévenus au moins un mois avant le début de la garde.
Comment nous fonctionnons
Nous sommes deux, Leisan et Vincent. Plus de cinquante gardes réalisées, en France et à l’étranger, et 39 avis vérifiés publiés sur TrustedHousesitters et Nomador. En Île-de-France, nous avons gardé à Paris (Gustave en 2025, Betty et Yoma en 2026), aux Lilas, à Saint-Maurice, à Fontenay-aux-Roses, à Montmorency, à Villennes-sur-Seine et à Médan.
Le déroulé ne change pas. Une rencontre d’abord, en personne ou en visio, avant que l’un ou l’autre s’engage. Un guide écrit ensuite : repas, sorties, litière, traitements prescrits, plantes. Les clés remises en main propre, ou selon le protocole que vous fixez. Puis chaque nuit sur place, le télétravail depuis votre logement, et généralement des photos chaque jour sur WhatsApp, à un rythme que vous adaptez. Nous ne fumons pas et ne buvons pas d’alcool. Nous préférons qu’il n’y ait pas de caméra dans le logement ; s’il y en a, nous devons savoir où elles se trouvent.
Nous avons gardé des animaux anxieux, des chats de 20 et 21 ans, des lapins, des poules, des axolotls, des grenouilles et trois phalangers volants. Les détails par espèce sont dans nos guides garde de chat, garde de chien, lapins et NAC et plusieurs animaux.
Nos limites, pour que vous puissiez décider vite : nous ne sommes que deux, l’agenda se remplit, notre formule est centrée sur les nuitées, et nous ne proposons pas de visites seules en standard (visites, promenades et gardes en journée sont étudiées au cas par cas). Nous couvrons Paris et la proche banlieue, plus loin selon les cas : voir les pages par arrondissement et par commune. Pour comparer avec les autres formules, lisez visite, pension ou nuitées, le panorama des solutions de garde à Paris et le guide général de la garde d’animaux à domicile.
Questions fréquentes
Home sitting et pet sitting, est-ce la même chose ?
Non. Le pet sitting désigne la garde de l’animal, qui peut se faire chez vous, chez le sitter ou par visites. Le home sitting suppose que quelqu’un s’installe dans votre logement. Un home sitting peut inclure des animaux ou non, et un pet sitting peut se dérouler entièrement ailleurs que chez vous.
Le home sitting est-il gratuit ?
De 1 à 7 nuits, toute garde est payante, avec un minimum de 50 € par séjour. Offre spéciale : un chat offert dès 8 nuits, jusqu’à deux chats offerts dès 15 nuits, pour les séjours de 180 nuits maximum. Les chats supplémentaires, autres animaux et traitements particuliers restent payants. Remise de 15 % dès 30 nuits, puis de 20 % dès 91 nuits, sans cumul. Au-delà de 180 nuits, un devis et un contact préalable sont obligatoires.
Peut-on faire du home sitting sans animaux ?
Oui, et c’est le sens que retiennent plusieurs agences : présence dans un logement vide, courrier, plantes, surveillance des lieux. De notre côté, nous intervenons pour des foyers avec animaux. Le logement est pris en charge parce que nous y vivons.
Combien d’heures par jour un home sitter reste-t-il dans le logement ?
Aucune règle ne s’impose, et c’est précisément la question à poser puis à faire écrire. Nous dormons sur place chaque nuit réservée et nous télétravaillons depuis le logement, donc nous y sommes la majorité de la journée, sans être disponibles en continu pour du jeu ou de la stimulation.
Jusqu’à quelle durée acceptez-vous une garde ?
De 1 à 7 nuits, toute garde est payante, avec un minimum de 50 € par séjour. Offre spéciale : un chat offert dès 8 nuits, jusqu’à deux chats offerts dès 15 nuits, pour les séjours de 180 nuits maximum. Les chats supplémentaires, autres animaux et traitements particuliers restent payants. Remise de 15 % dès 30 nuits, puis de 20 % dès 91 nuits, sans cumul. Au-delà de 180 nuits, un devis et un contact préalable sont obligatoires.
Questions fréquentes
Home sitting et pet sitting, est-ce la même chose ?
Non. Le pet sitting désigne la garde de l’animal, chez vous, chez le sitter ou par visites. Le home sitting suppose que quelqu’un s’installe dans votre logement, avec ou sans animaux.
Le home sitting est-il gratuit ?
De 1 à 7 nuits, toute garde est payante, avec un minimum de 50 € par séjour. Offre spéciale : un chat offert dès 8 nuits, jusqu’à deux chats offerts dès 15 nuits, pour les séjours de 180 nuits maximum. Les chats supplémentaires, autres animaux et traitements particuliers restent payants. Remise de 15 % dès 30 nuits, puis de 20 % dès 91 nuits, sans cumul. Au-delà de 180 nuits, un devis et un contact préalable sont obligatoires.
Peut-on faire du home sitting sans animaux ?
Oui, plusieurs agences appellent ainsi la garde d’un logement vide : courrier, plantes, présence. De notre côté, nous intervenons pour des foyers avec animaux ; le logement est pris en charge parce que nous y vivons.
Combien d’heures par jour un home sitter reste-t-il dans le logement ?
Aucune règle ne s’impose : c’est la question à poser et à faire écrire. Nous dormons sur place chaque nuit réservée et nous télétravaillons depuis le logement, donc nous y sommes la majorité de la journée, sans être disponibles en continu.
Jusqu’à quelle durée acceptez-vous une garde ?
De 1 à 7 nuits, toute garde est payante, avec un minimum de 50 € par séjour. Offre spéciale : un chat offert dès 8 nuits, jusqu’à deux chats offerts dès 15 nuits, pour les séjours de 180 nuits maximum. Les chats supplémentaires, autres animaux et traitements particuliers restent payants. Remise de 15 % dès 30 nuits, puis de 20 % dès 91 nuits, sans cumul. Au-delà de 180 nuits, un devis et un contact préalable sont obligatoires.